samedi 02 janvier 2010
Catégorie : Hindouisme
Les Vedas sont désignés sous le nom de Shruti (ce qui est révélé). Les livres plus récents sont appelés Smriti (ce qui est rappelé ou mémoire/tradition). Tandis que la littérature shruti est écrite en sanskrit védique, les textes smriti sont en sanskrit classique (plus facile), et pour certains, en prâkrit, ou langue commune. Puisqu’accessible à tous, la littérature smriti a connu une grande popularité dans toutes les couches de la société indienne, et ce dès le début. Aujourd’hui même, la plus grande partie du monde hindou est plus familière avec le smriti qu’avec la littérature shruti réservée (tardivement) à la caste dominante des brahmanes. La smriti correspond ainsi à la littérature populaire, et, en tant que telle, elle est théoriquement moins ardue que la shruti (la shruti remontant à l'aube de l'Inde c'est-à-dire à l'époque védique, est aujourd'hui, du fait de son langage et son vocabulaire, sujet à interprétation). La smriti (collection de 36 textes selon Paithina) est le pendant populaire de la shruti, à travers l'histoire des Dieux et des héros, elle instruit sur la pensée indienne. Les écritures révélées ou Shrutis font autorité sur les écritures mythologiques ou Smritis et cela indépendamment du sujet traité. La majorités des livres de la Smirti font référence aux écritures sacrés des Vedas ; leur but est de décoder les messages ancestraux et de les enseigner à la population. Cette seconde littérature n'est pas pour autant de moindre valeur, elle est au contraire très riche et offre des dialogues philosophiques très poussés.
La littérature smriti inclut :
* les Itihâsas : les épopées comme le Râmâyana, le Mahâbhârata (avec sa partie, la Bhagavad-Gita).
* les Purânas ou textes mythologiques centrés sur un aspect particulier du divin. Ils sont au nombre de 18 pour les principaux, ce sont les écrits les plus populaires de l'Inde : l'hindouisme actuel leur doit beaucoup.
* les Âgama(s), traités théologiques au nombre de 28 qui sont complétés par les Upâgama (Âgama mineurs) et
* les Darshanas, textes philosophiques.
* Les Dharmashâstra(s) (ou livres de loi) font également partie du smriti. De temps en temps, apparaissent de grands législateurs (comme par exemple Manu, Yajnawalkya et Parasara) qui codifient les lois existantes et éliminent les règles désuètes pour s’assurer que la façon de vivre hindoue reste conforme à l’esprit védique tout en étant en accord avec le temps présent. Mais puisque la religion hindoue n'a pas de dogme, ces textes de Smriti ne sont pas obligatoirement suivis par la plupart des hindous. En fait, quelques personnes disent que les Britanniques ont popularisé le Manu-Smriti pour imposer un code uniforme de loi aux hindous.
La philosophie hindoue décrite dans les épopées et les Puranas est centrée d'abord sur celle de la doctrine de l’avatar (incarnation, partielle ou totale, d'un dieu en être humain). Les deux avatars principaux de Vishnou qui apparaissent dans les épopées sont Râma, le héros du Râmâyana, et Krishna, le protagoniste majeur du Mahâbhârata. À la différence des devas de la Samhitâ védique et du concept abstrait de Brahman issu des Upanishads (qui décrivent le divin comme étant omniprésent, impersonnel et sans forme), les avatars de ces épopées sont des intermédiaires humains entre l’être suprême et les mortels qui offrent une idée du divin plus moderne et accessible. Dieu y est décrit comme personnel et proche de sa création (dans le Bhagavata Purana, Krishna est un pâtre, sa création son troupeau).
Cette doctrine a eu un grand impact sur la vie religieuse hindoue, parce qu’elle montre que Dieu s’est manifesté sous une forme qui pourrait être appréciée même par le plus modeste des hommes. Râma et Krishna sont depuis des milliers d’années des manifestations du divin, aimées et adorées des hindous. Le concept du brahman des Upanishad est assurément le pinacle de la pensée religieuse indienne, mais le concept des avatars a certainement eu plus d’influence sur l’hindou moyen. Les hindous attachent plus d'importance à l'éthique et aux sens métaphoriques transmis par ces textes, qu'à la mythologie littérale.
samedi 02 janvier 2010
Catégorie : Hindouisme
On s’accorde à penser que les Védas sont les textes religieux les plus anciens au monde. Les Védas sont considérés comme Shrouti (révélés) par les hindous. On dit qu'ils sont révélés par le Brahman aux sages/scombres (rishis), alors que ces derniers étaient en méditation profonde. Les idées exprimées dans les Védas ont été, tout d’abord, transmises oralement de père en fils et de professeur à disciple. Par la suite, ces idées, qui circulaient depuis longtemps, auraient été codifiées et compilées par un sage appelé Vyaça (littéralement, le compilateur, bien que le nom puisse avoir désigné un groupe de personnes personnifiées pour les besoins de la tradition). Sur la base d’indices internes et externes, les chercheurs ont avancé diverses dates pour l’origine du Véda, s’étendant approximativement de 5000 av. J.-C. à 1500 av. J.-C.[17].
Dans la vision hindoue traditionnelle, les Védas seraient non personnels et sans commencement ni fin, ce qui signifie que les vérités décrites dans les Védas sont éternelles et qu’elles ne sont pas des créations de l’esprit humain, ce en quoi elles diffèrent des enseignements du bouddhisme et du jaïnisme .
Il y a quatre Védas : le Rig-Veda, le Yajur-Veda, le Sama-Veda et l’Atharva-Veda plus tardif. Le Rig-Veda contient des mantras pour invoquer les devas pour les rites de feu-sacrifice ; le Sama-Veda, c'est le cantique, avec des notations musicales ; le Yajur-Veda a des véritables instructions pour les sacrifices ; et le Atharva-Veda comprend des charmes philosophiques et demi-magiques (sic) — des charmes contre les ennemis, les sorciers, les maladies et les erreurs pendant le rite sacrifiant. Chacun est divisé en quatre sections :
* les Samhitâ : les mantras et les hymnes ;
* les Brâhmana : les textes liturgiques et de rituel ;
* les Âranyaka : la section théologique ;
* les Upanishad : la section spéculative.
Les Vedas sont constitués de textes mystiques et d'allégories. Beaucoup d'écoles comme celles issues de l'Advaita vedanta encouragent leurs élèves à interpréter les Veda philosophiquement et métaphoriquement, mais pas trop littéralement. Le son des mantras védiques (et du sanscrit lui-même) est considéré comme « purifiant » par beaucoup d'hindous, cela implique la rigueur dans la prononciation. La tradition orale rigoureuse de transmission des Vedas a permis qu'il soit préservé dans le temps.
La religion védique, que l'on pense issue de l'invasion aryenne, en particulier dans sa période archaïque, était différente de l’hindouisme actuel par de nombreux aspects : en particulier la référence aux femmes comme autorité religieuse (avec existence de femmes rishis), (sanskrit, rsi : sage) ; le védisme était aniconique (l'idolâtrie était en revanche une pratique des autochtones, les dravidiens, pratiquant la zoolâtrie, le culte des arbres et des fleuves — voir à religion harappienne, Gange et vache sacrée) ; et un panthéon nettement différent, avec Indra comme « roi des dieux », et de rares mentions de la trinité postérieure de Brahmâ, Vishnou et Shiva (qui sont, par la suite, devenus les dieux principaux)). Les Aryens ont exécuté des feux-sacrifices appelés yajña, avec le chant des mantras védiques, mais ils ne construisaient pas de temples, d'idoles ou d'icônes (encore une fois : contrairement aux autochtones dravidiens). Les animaux ont probablement été également sacrifiés dans quelques plus grands yajñas, comme dénoncés par les textes bouddhistes et jain.
samedi 02 janvier 2010
Catégorie : Hindouisme
Les écritures sacrées de l’Inde antique se classent grossièrement en trois catégories.
* les Védas, les écritures antiques de la religion védique de laquelle l’hindouisme moderne dérive. Les Védas sont considérées comme les écritures religieuses les plus anciennes du monde.
* les écritures hindoues post-védiques.
* l'ensemble les écritures des mouvements dissidents comme le bouddhisme et le jaïnisme. Ceux-ci étaient en grande partie des réactions contre les Védas, mais ils ont beaucoup emprunté aux deux premières, en termes d’enseignement et de conception générale de la vie.
samedi 02 janvier 2010
Catégorie : Hindouisme
Chronologie [modifier]
L’existence d’une religion préhistorique en Inde a été trouvée dans les traces de la Civilisation de la vallée de l'Indus, comprenant des bains rituels, des symboles phalliques semblables au Shiva Lingam contemporain[1], des swastika ainsi que de nombreuses figures représentant des déesses mères, bien que certains chercheurs aient mis en doute la fonction religieuse de ces figurines[2]. Une représentation d’un yogi et une figure semblable à celle de Shiva ont été également trouvées au site archéologique de Mohenjo-daro[3]. On y voit un homme entouré d’animaux assis dans une posture de yoga, les mains posées sur les genoux[4][5]. Sir John Marshall qui l’a découverte y voit un prototype du Shiva plus tardif.
Période védique [modifier]
Le védisme était la religion des Indos-européens qui pénétrèrent l’Inde en 1500 av J.-C. depuis le plateau iranien par l’Hindukush et se mélangèrent aux populations locales[6]. La première littérature, composée entre 1500 avant J.-C. et 800 avant J.-C. et d’abord transmise oralement, est constituée des quatre Védas, Rig-Véda, Sama-Véda, Yajur-Véda et Atharva-Véda. Le Rig véda étant le plus ancien. La tradition orale fut transcrite par écrit à partir de la période Pallava et Gupta.
Entre le 10ème et 6ème siècle avant J.-C., les Mahajanapadas se forment sur les anciens petits royaumes des tribus védiques et sur les vestiges de la culture Harappan. C’est la période ou la section des mantras du Véda est développée. La caste des prêtres védiques (les brahmanes) est florissante et de nombreuses écoles sont créées. Le développement de certaines portions du Véda se fait de manière stricte afin de préserver la pureté de la transmission au cours du temps. Cette période du brahmanisme va décliner avec l’apparition de traditions plus mystiques fondées sur les Upanishads qui s’opposent au ritualisme rigide de l’élite des prêtres. C’est l’époque où, pour les mêmes raisons, apparaît le bouddhisme. Il s’ensuivit que le Jaïnisme et le Bouddhisme prédominèrent pendant un certain temps, pour décliner au moyen-âge et voir une renaissance du prestige de l’hindouisme par l’école de la Mîmâmsâ.
Au VIIIe siècle l’âge d’or de l’hindouisme touchait à sa fin. De nombreuses sectes s’étaient approprié la littérature philosophique et s’engageaient dans des luttes intellectuelles. Adi Shankara parvint cependant à les réconcilier et à unifier l’hindouisme en une tradition religieuse unique. La compilation des Puranas fournit une portion mythique de son origine pour la population. Les grandes écoles du Yoga, qui forment l’hindouisme tel qu’il fut étudié au XVIIIe siècle et XIXe siècle se mirent en place.
Conquête de l’Islam [modifier]
Les rois musulmans étendirent leur règne dans les regions hindouistes et bouddhistes au VIIIe siècle et l’Islam commença à se répandre dans le sous-continent indien pendant plusieurs siècles. Du XVIe siècle au XVIIIe siècle l’empire Moghol soumit les sujets hindous à la dhimmitude. Mais l’hindouisme se releva à nouveau sous l’empire Marathe au XVIIIe siècle.
Époque moderne [modifier]
Du XVIIIe siècle au XIXe siècle, l’Inde fut à nouveau divisiée en une multitude de petits royaumes instables. La totalité du sous-continent se trouva sous domination britannique au XIXe siècle. Au XIXe siècle, l’hindouisme vit se développer en son sein des nouveaux mouvements religieux inspirés du romantisme européen, du nationalisme, de l’ésotérisme occidental et de la théosophie, qui était populaire à cette époque (alors que dans le même temps, l’Inde influençait la culture orientale avec l’orientalisme et le style architectural Hindouiste). Les mouvements Brahmo Samaj et Arya Samaj sont apparus à cette période. Ramakrishna et Swami Vivekananda conduisirent une réforme de l’hindouisme à la fin du XIXe siècle influençant directement des personnalités comme Rabindranath Tagore, Gandhi, Subhash Chandra Bose, Satyendranath Bose, Meghnad Saha et Soeur Nivedita. Le voyage de Vivekananda en Occident contribua largement à répandre l’hindouisme dans le monde.
Hindouisme contemporain [modifier]
L’ hindouisme moderne est le reflet des changements apparus au XIXe siècle. Ces divisions principales sont le Vaishnavisme le Shivaïsme, le Shaktisme et le Smartisme. L’hindouisme s’est principalement exporté par le biais de personnalités comme Swami Prabhupada (fondateur de ISKCON), Sri Aurobindo, Meher Baba, Jiddu Krishnamurti, Osho, Maharishi Mahesh Yogi , Sathya Sai Baba, Mère Meera. L’Hindutva est un mouvement hindouiste nationaliste né dans les années 1920 qui reste une force politique importante en Inde.lhindouisme est plus plate de le boudisme :):):):):) de jessica
samedi 02 janvier 2010
Catégorie : Hindouisme
En 1966, la Cour suprême de l'Inde a défini le cadre de la foi hindoue[14] comme suit :
1. l’acceptation respectueuse des Vedas en tant que plus Haute Autorité sur les sujets religieux et philosophiques et l’acceptation respectueuse des Vedas par les penseurs et philosophes hindous comme base unique de la philosophie hindoue,
2. l’esprit de tolérance et de bonne volonté pour comprendre et apprécier le point de vue de l’adversaire, basé sur la révélation que la vérité comporte plusieurs apparences,
3. l’acceptation des six systèmes de philosophie hindoue et d’un rythme du monde qui connaît des périodes de création, de conservation et de destruction, périodes, ou yuga, se succédant sans fin,
4. l’acceptation de la croyance dans la renaissance et la pré-existence des êtres,
5. la reconnaissance du fait que les moyens ou les manières d’accéder au salut (moksha) sont multiples,
6. le fait que, malgré le nombre des divinités à adorer, on peut être hindou et ne pas croire qu’il faille adorer des idoles,
7. à la différence d’autres religions, ou croyances, la religion hindoue n’est pas liée à un ensemble défini de concepts philosophiques.